Les années défilent et j'ai l'impression que le temps est de plus en plus court entre chaque noël ! Ce n'est pas parce que je vieillis (non, non !), mais tout simplement parce que je ne redoute plus autant noël.

Juste après le diagnostic de Clémence on a été dans l'incapacité de profiter des fêtes, d'être heureux et insouciants, d'apprécier de passer du temps en famille, d'offrir et de recevoir. On était complètement aspiré par notre chagrin, notre quotidien si difficile fait de cris et de réveils nocturnes et notre inquiètude quant à l'avenir.

Par la suite, Clémence était tellement terrorisée par les fêtes, les décorations, les lumières, les changements d'habitude que noël devenait le pire moment de l'année.

C'est dur de ne pas pouvoir décorer sa maison, de ne pas pouvoir offrir à son autre enfant un noël normal et agréable, de ne pas pouvoir fêter noël.

Les progrès de Clémence nous permettent, depuis 3 années de fêter à nouveau noël, de décorer notre maison et de prendre du bon temps pendant quelques jours. Ce n'est pas encore parfait parce que nous devons malgré tout nous plier encore à ses habitudes et rituels, mais ça s'est tellement arrangé qu'on a vraiment l'impression que c'est normal. Pourtant, Lucile dit encore que le "vrai" noël est celui que nous fêtons chaque année chez mes parents le week-end avant noël.

Je vous souhaite à toutes et tous de vivre de bonnes fêtes de noël malgré le handicap, malgré les inquiétudes et les moments difficiles. Je vous souhaite à tous que ce noël soit doux et le plus proche de celui de vos rêves.